Le tribunal annule 35 PV de vitesse : elle conserve son permis et économise 2 600 euros, la décision fait débat

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Effacer 35 PV d’un coup, garder son permis et dormir tranquille le portefeuille plein ? Ce n’est pas de la science-fiction, mais bien l’histoire d’une jeune conductrice de Besançon ! La décision du tribunal de passer l’éponge sur 2 600 euros d’amende fait grand bruit. Voici le récit d’une saga pas comme les autres sur nos routes françaises.

35 procès-verbaux de vitesse en quatre jours : la stupeur d’une conductrice

Les radars automatiques, ce mal nécessaire qui a déjà piégé, avouons-le, la grande majorité des automobilistes, même les plus sages… Mais quelle ne fut pas la surprise – ou le cauchemar éveillé – pour cette jeune femme originaire de Besançon lorsqu’un beau matin de l’été dernier, elle découvre dans sa boîte aux lettres trente-trois contraventions pour excès de vitesse. Et pas sur un mois : tout a été collecté sur quatre jours !

Que s’est-il passé ? Chaque infraction a été relevée par le même radar-tronçon. La conductrice, elle, soutient n’avoir pas bien compris le fonctionnement de ce type d’appareil. Elle avoue même freiner à l’approche de chaque radar, sans jamais voir le fameux flash, ce qui, en y regardant de plus près, est logique : ces radars-là ne flashent pas vraiment. À son insu, la jeune conductrice cumulait ainsi les excès de vitesse… et les PV.

Des sanctions salées, mais des courriers très en retard

Bilan des courses, et il est salé : 2 500 euros d’amende et un total spectaculaire de 37 points retirés sur son permis. On peut dire que le réservoir était à sec ! Mais une bizarrerie se glisse dans ce flot de mauvaises nouvelles : les courriers arrivent des mois après les faits, alors que les infractions remontent à l’année 2020. La conductrice décide de contester, pointant du doigt le délai anormal d’envoi des PV – ce qui a de quoi réveiller l’avocat embusqué en chacun de nous.

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Manque de chance, plutôt que de résoudre l’affaire, deux PV supplémentaires arrivent, portant joyeusement le total à trente-cinq.

  • Dates des infractions : 2020
  • Premier courrier reçu avec un retard conséquent
  • Montant total réclamé : 2 600 euros
  • Multiples PV issus du même radar-tronçon

Le tribunal tranche : annulation totale, mais débat public intense

Le verdict tombe. Le tribunal de Besançon donne raison à la jeune femme. Non seulement elle garde son permis, mais elle évite aussi de payer l’amende cumulée. Le juge ne manque pas d’en profiter pour rappeler qu’en France, quelle que soit la technologie cachée au bord des départementales, tout conducteur est censé connaître le code de la route. Mais l’annulation intégrale des PV, sans même en laisser un « pour l’exemple », fait tousser une partie de l’opinion. D’aucuns s’indignent, notant qu’il suffit donc de déclarer ignorer le fonctionnement d’un radar pour être blanchi. D’autres, au contraire, célèbrent l’audace et la « ruse » de la conductrice.

La décision divise. Certains estiment la justice clémente, ou trop clémente. On se demande pourquoi, dans un cas aussi extrême, aucun délai fixe n’existe réellement pour l’envoi d’un PV (hors prescription de deux ans) et comment des retards de dix mois sont encore possibles à l’ère de l’informatique.

  • Le juge aurait pu maintenir au moins le premier PV
  • Pas de délai officiel garanti pour l’arrivée d’un PV (sauf prescription légale)
  • Le tribunal a considéré la sanction disproportionnée du fait du retard

Justice, radar et morale : où placer le curseur ?

Face à cette histoire, difficile de ne pas se poser une question existentielle de la route : la morale suivie d’un zeste d’opportunisme prime-t-elle sur le strict respect du code ? Si certains s’offusquent que trente-cinq infractions soient rayées d’un simple revers de robe noire, d’autres raillent la mauvaise foi et les maladresses du système automatisé. Peut-être fallait-il laisser au moins un PV, pour le symbole. Peut-être le procès-verbal n’est-il qu’un outil de rappel à l’ordre… ou de remplissage de caisses, selon les opinions.

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Une chose reste sûre : sur la route, mieux vaut connaître (vraiment) le fonctionnement des radars et garder un œil sur sa boîte aux lettres – avec ou sans flash !

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