Vous en rêviez, ils l’ont fait : des gendarmes de l’Oise affirment avoir percé le secret pour ne plus jamais recevoir d’amende pour excès de vitesse. L’astuce, toute simple mais efficace, fait le tour du net et intrigue autant qu’elle amuse. Découvrons ensemble cette méthode « infaillible » qui fait le buzz… et pose quelques questions sur nos règles du code de la route !
L’astuce des gendarmes : simplicité (presque) enfantine
- Un problème universel : éviter la classique enveloppe marron des forces de l’ordre suite à un dépassement de vitesse.
- Une solution venue du Nord de la France, partagée sur la page Facebook des gendarmes de l’Oise, qui promet d’éviter toute sanction partout dans le monde !
Pas de gadget, pas d’application mystérieuse, encore moins de technique d’espion digne d’un film d’action : tout se joue en trois étapes, aussi claires que les consignes du code de la route (en principe) :
- Regardez attentivement les panneaux indiquant la limitation de vitesse. Le chiffre affiché, c’est la limite officielle.
- Vérifiez votre compteur. Il se trouve devant le siège du conducteur – là où vos yeux sont censés être régulièrement posés et pas seulement sur votre playlist préférée.
- Ajustez votre vitesse selon le panneau. Cette dernière étape, les gendarmes le disent eux-mêmes, « c’est le point le plus difficile »… Un brin d’autodérision de leur part, avouons-le !
Voilà, trois petits gestes du quotidien sur la route pour mettre définitivement hors-jeu les amendes. Sacrée révolution ? Ou le rappel d’une évidence que beaucoup aimeraient parfois oublier…
Mais alors, pourquoi autant faire le buzz ?
L’astuce amuse d’autant plus qu’elle est, au fond, d’une logique implacable. Pourtant, la réalité du terrain, c’est surtout des automobilistes qui pestent contre certaines limitations de vitesse (et pas toujours injustifiées, on s’en doute, mais ça reste énervant, non ?).
Derrière cette facétie des gendarmes, se glisse aussi la frustration de nombre de conducteurs. Les articles 413-2 et 413-3 du code de la route fixent précisément les vitesses maximales autorisées selon la route et les conditions météo, toujours exprimées bien sagement en kilomètres par heure. Difficile donc de tenter une pirouette chez le juge si jamais vous vous faites attraper, même en tentant une défense créative façon « limitation incomprise »…
Certes, il existe le cas particulier de certaines zones limitées à 30, qui ne sont pas expressément mentionnées par ces articles-là – mais il faudrait être joueur (et armé d’une solide dose d’audace) pour oser contester une telle limitation devant un juge. Surtout que, généralement, ces zones sont fixées par arrêté municipal, autrement dit, en bonne et due forme, avec la limitation affichée en km/h. Pas vraiment la porte ouverte à la négociation !
Des limites critiquées, vraiment toutes justifiées ?
Ce qui agace, ce sont parfois certaines limitations jugées sans rapport avec la sécurité réelle sur la route. Quelques exemples relevés :
- 90 km/h sur la pénétrante sud-ouest : à moins d’un embouteillage monstre, pourquoi se contenter de si peu alors que les conditions sont optimales ? Un panneau lumineux pourrait adapter la limitation selon la circulation, de 130 km/h (quand c’est fluide) à 70 km/h (en cas de saturation).
- 110 km/h sur l’A62 dès St Jory. Là aussi, l’efficacité et la logique sont remises en cause.
- 110 km/h sur le pont de Marquefave (A64) : depuis quand doit-on rouler au pas sur chaque ouvrage d’art, par crainte d’un train qui croiserait la route par hasard…?
On ne s’étonnera guère que les « pandores » installent leurs dispositifs pile à ces endroits jugés par beaucoup comme incohérents, pour mieux piéger les distraits. Rien de tel que de multiplier les cas de conscience et les exclamations à l’intérieur des habitacles !
Être un conducteur responsable, c’est plus que suivre les chiffres
Au fond, le débat dépasse largement la question de l’amende. Car le véritable enjeu, c’est la sécurité : ne pas téléphoner au volant, éviter les changements de direction inopinés, respecter le clignotant, garder ses distances, avoir un différentiel de vitesse raisonnable lors d’un dépassement… tout cela devrait primer sur le simple respect mécanique d’un chiffre affiché sur un panneau.
Conclusion ? Amusons-nous du bon mot des gendarmes, mais n’oublions pas l’essentiel : sur la route, c’est d’abord l’attention et l’adaptation aux circonstances qui font la différence. Après tout, respecter les limitations, c’est aussi s’éviter des ennuis – et parfois, en comprendre la logique, ou du moins accepter qu’on ne la maîtrise pas toujours. Alors, prêt à tenter l’astuce infaillible ? Surveillez les panneaux, vérifiez le compteur et, surtout, conduisez prudemment : votre permis et votre poche vous remercieront !

Ancien mécanicien, je garde les mains dans le cambouis dès que possible. Sur Quad Import, j’essaie de transmettre ce que j’ai appris sur le terrain, sans jargon inutile. Quad, moto ou buggy, ce qui m’intéresse c’est la technique au service du plaisir de rouler.





