Envie de filer à l’anglaise vers la plage, les montagnes ou la campagne… mais en voiture électrique ? Les vacances au volant d’un véhicule branché n’ont plus rien d’un parcours du combattant, à condition de maîtriser quelques règles du jeu. Voici tout ce qu’il faut savoir pour que ce road-trip ne vienne pas gâcher vos congés !
Choisir sa voiture électrique et comprendre son autonomie
Avant même d’embarquer la glacière et les valises, il faut s’interroger : votre voiture électrique est-elle adaptée au voyage ? On l’oublie parfois, mais toutes les électriques ne sont pas logées à la même enseigne. Certaines offrent une autonomie confortable, d’autres se rechargent à la vitesse de l’éclair… ou pas. La clé est donc de bien consulter les spécificités de votre modèle (ou d’aller jeter un œil à un comparatif sérieux de plus de 220 modèles, dont 80 tout-électriques, si vous hésitez).
Le nerf de la guerre reste l’autonomie réelle, qui dépend de :
- la charge embarquée (passagers & bagages inclus : on vous voit les familles XXL !),
- le type de trajet (l’autoroute a tendance à « fondre » l’autonomie comme neige au soleil par rapport à la fameuse valeur WLTP),
- la température extérieure, la topographie… et les équipements de confort enclenchés.
Certaines stars comme les Tesla Model 3 et S brillent sur autoroute, avec autour de 21 kWh/100 km à 130 km/h, tout comme la BMW i4. Mais attention, d’autres modèles comme la MG Marvel R peuvent consommer bien plus à la même allure. Pour un Lyon-Val Cenis via l’A43, une consommation équivalente à un Paris-Bordeaux… qui fait pourtant le double de distance, n’a rien d’exceptionnel.
Maîtriser la recharge : pas de charge, pas de chocolat
L’autre sujet sensible, c’est la recharge. Deux chiffres magiques à retenir : 20 % et 80 %. Il vaut mieux éviter de descendre sous 20 % d’autonomie avant de s’arrêter, histoire de garder une marge en cas de borne capricieuse ou de file d’attente qui s’éternise (on ne vise personne). À l’inverse, recharger au-delà de 80 % n’est pas conseillé : plus on s’approche des 100 %, plus la charge s’éternise, et vous monopolisez la borne pendant que la file s’impatiente (pensez à la solidarité écolo !).
Le temps de charge, quant à lui, fluctue selon les modèles et leur « chimie de batterie ». Par exemple, une MG4 Luxury avec batterie NMC de 64 kWh aura besoin d’environ 30 minutes pour passer de 20 à 80 %, alors qu’une MG4 Standard (51 kWh en LFP) demandera 45 minutes. Si vous avez une voiture compatible avec les super bornes 800 V (type Hyundai Ioniq 5, Kia EV6 ou la très chic Porsche Taycan), le plein s’effectue en 15 minutes chrono sur une borne Ionity à 350 kW. Pratique, non ?
Pour tirer parti de la recharge rapide, mieux vaut arriver à la borne avec un niveau de batterie bas (mais pas trop, on ne joue pas à la roulette russe non plus) et suivre les recommandations d’un planificateur d’itinéraire.
Bien planifier : le vrai maître du temps (et de la charge)
Voyager loin en électrique, ça ne s’improvise pas. Mieux vaut s’assurer à l’avance de la disponibilité et de la compatibilité des bornes sur la route. Certaines voitures (coucou Tesla !) intègrent un planificateur ultra-efficace qui oriente vers les Superchargeurs et gère l’itinéraire en mode pilote automatique, à un bémol près : il faut souvent sortir de l’autoroute. Pour tous les autres, la stratégie gagnante passe souvent par une gymnastique entre plusieurs applications :
- A Better Route Planner pour l’optimisation du trajet,
- ChargeMap pour vérifier l’état des bornes,
- éventuellement Waze ou Google Maps pour la navigation,
- la navigation pas toujours aussi intuitive qu’un simple tour en thermique, mais on s’en sort !
Sachez aussi qu’il existe des planificateurs chez des constructeurs autres que Tesla, mais la palme de la fluidité leur revient encore.
Cartes, badges, tarifs : le jeu de l’oie électrique
Impossible de partir sans sa (ou ses) carte(s) ou badge(s) de recharge. Qu’on se le dise : le paiement par carte bancaire est rare sur les bornes françaises. En général, il faut l’app de l’opérateur, un badge constructeur, un badge universel type ChargeMap ou ShellRecharge, voire un badge plus local. C’est l’assurance de toujours pouvoir faire le plein n’importe où, voire de profiter de tarifs préférentiels.
- Faites vos recherches : tous les badges/cartes n’offrent pas les mêmes avantages ni les mêmes tarifs pour une même borne,
- Utilisez des outils comme ChargePrice pour éviter toute mauvaise surprise au moment de brancher,
- Pensez aussi au badge Izivia pour les villes et les pauses culturelles (château, musée… la classe !).
Mention spéciale à Tesla : l’appli est reliée à la voiture, tout est automatisé chez les Superchargeurs.
Conclusion : Voyager en électrique, c’est possible et même agréable, surtout avec les évolutions du réseau rapide. Mais mieux vaut éviter de partir à l’aventure avec un modèle acceptant moins de 100 kW en charge ou une petite batterie (< 64 kWh), sauf si vous aimez les pauses-café multiples. Astuce du pro : évitez les nationales si vous n’avez pas trois heures à perdre (9 h de Paris à Sarlat par les petites routes contre 6 h par l’autoroute avec une Kia EV6). Prévoyez, planifiez et vivez éco-mobilité sans stress. La route des vacances n’attend plus que vous (et votre badge) !

Ancien mécanicien, je garde les mains dans le cambouis dès que possible. Sur Quad Import, j’essaie de transmettre ce que j’ai appris sur le terrain, sans jargon inutile. Quad, moto ou buggy, ce qui m’intéresse c’est la technique au service du plaisir de rouler.





