Le classement officiel 2024 : ces voitures sont les plus ciblées par les voleurs en France, et les raisons surprennent

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Vous pensez que votre citadine bien garée dans la rue ne risque rien ? Détrompez-vous ! Le classement officiel 2024 d’Argos, le groupement d’intérêt économique spécialisé dans la lutte contre le vol automobile, réserve bien des surprises… et quelques sueurs froides à plus d’un automobiliste français. Si vous souhaitez en savoir plus sur la fiabilité auto 2024, n’hésitez pas à consulter cet article.

Le panorama du vol automobile en France : chiffres et grandes tendances

  • En 2024, les forces de l’ordre enregistrent 138 100 vols de véhicules sur le territoire français. Mais ce sont 70 459 vols déclarés aux assurances que retient l’ARGOS, fidèle à sa mission d’analyse annuelle.
  • Cela représente un léger recul de 0,3 % par rapport à l’an passé, mais ne rêvons pas : les voitures particulières, elles, voient leur compteur de sinistres grimper de 5 %, avec 47 144 vols déclarés. Pas vraiment le genre d’évolution qu’on applaudit…
  • Si les modèles français restent globalement les stars incontestées (mais aussi les têtes de Turc) du podium, quelques japonaises rivalisent de visibilité auprès des voleurs, au prorata de leur présence sur nos routes.

Ces modèles qui font chavirer le cœur (et le tournevis) des voleurs

  • Sur le podium des voitures les plus volées, pas de suspense : 16 des 20 modèles sont tricolores. Cocorico… ou Cocori-cauchemar ? La Renault Clio IV truste, comme l’an passé, la première marche avec 2 283 unités envolées (ce qui reste une légère baisse de 4 %). Pourquoi cette Clio ? Son secret : des pièces détachées très recherchées, comme les jantes ou la caméra de recul, qui s’échangent à prix d’or sur le marché noir.
  • Le Peugeot 3008 II poursuit sa remontée, passant à 1 504 vols contre 1 181 un an plus tôt. Même schéma haussier pour la 308 II, dont le nombre de disparues bondit de 24 %, à 1 462 véhicules subtilisés.
  • Les modèles au Lion comme le 3008 et la 308 sont apparemment faciles à pirater, de simples boitiers électroniques suffisent. Petite statistique qui fait froid dans le dos : selon l’ADAC, seules 5 % des clés de voiture se révéleraient efficaces contre le fameux « mouse jacking » (vol à la souris).
  • La Renault Megane IV, ancienne troisième du classement, prend la quatrième place en 2024 (1 270 vols), devant une Peugeot 208 II qui enregistre 1 194 vols, en hausse de 9,5 %.
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Des étrangères qui ne passent pas inaperçues…

  • Et justement, en sixième position surgit la première étrangère : le Toyota RAV 4 de 5e génération. Les malfaiteurs semblent l’adorer, avec 1 132 exemplaires « réquisitionnés » sans gentille lettre explicative. Il surpasse ainsi des best-sellers hexagonaux comme la Peugeot 208 I (1 038 vols) et les Renault Clio V (1 010) et III (865).
  • Mais la vraie surprise, c’est le classement en fréquence (nombre de vols rapportés au nombre d’immatriculations) : trois japonaises occupent les sommets ! Le Toyota RAV 4 V est la voiture la plus fréquemment volée au vu de sa diffusion. Suivent deux SUV Lexus, RX II et NX, qui ne paient peut-être pas de mine mais plaisent beaucoup aux voleurs. « Ce sont des véhicules identifiés comme plus fragiles et moins sécurisés », explique Benoît Leclair, directeur général d’Argos. Leur faiblesse ? Leur faisceau multiplexé vulnérable à la fameuse « CAN injection ».
  • L’Audi A3 de troisième génération, même moins courante que la Golf VII (20e en nombre de vols), décroche tout de même la 4e place en termes de fréquence, juste devant le Toyota C-HR. On trouve aussi, dans la course, les Hyundai Tucson, Toyota Auris II et Fiat 500 II, les seules étrangères à s’inviter parmi les modèles les plus victimes malgré la domination du made in France.

Comment volent-ils ces bolides ? La technique change, le risque demeure

Oubliez la scène du pied-de-biche sous la pluie battante ou du carreau fracassé : 80 % des vols en 2024 se font sans effraction visible. D’après Benoît Leclair, il s’agit d’abord, pour les voleurs, de s’introduire dans la voiture puis de démarrer en se connectant à la prise OBD à l’aide d’un outil de diagnostic ou d’un boîtier de démarrage malin. À l’extérieur, certains n’hésitent pas à attaquer directement le faisceau multiplexé (Bus CAN) avec du matériel camouflé, tel une innocente enceinte portative ou un téléphone factice.

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Côté « bonnes » nouvelles, tout n’est pas perdu : selon Argos, 37 % des véhicules volés sont retrouvés sous une semaine, et 64 % dans le mois qui suit le vol. Un espoir pour ceux qui gardent leur sang-froid… et surveillent leur parking !

En somme, l’époque où les voleurs s’acharnaient à grands coups de pied de biche sur une 205 fatiguée semble loin derrière. Désormais, la technologie facilite la tâche… et multiplie les cibles. Un bon conseil ? Restez à la page côté sécurité, gardez l’œil sur votre auto, et, qui sait, peut-être que le prochain classement réservera (enfin !) quelques bonnes surprises.

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